Les Femmes et le vin en Bourgogne : un féminisme assumé

Au fil des siècles, un lien étroit s’est tissé entre les femmes et le vin. En effet, si, sous l’empire Romain, les femmes avaient interdiction de boire de l’alcool,  au XVIIème siècle, la vie de fête des cours royales a vu la consommation de vin considérablement augmenter, avant de retomber à la période romantique, allant jusqu’à donner une image dégradante et provoquante de celles qui buvaient et donnant même naissance à l’expression : « femme de vin, femme de rien ». Mais les choses changent et les femmes (en France) sont à présent 76% à aimer se réunir entre amies autour d’une bouteille de vin 😉

 

 

 

Aujourd’hui la consommation de vin s’est considérablement démocratisée et les femmes sont de plus en plus présentes dans le monde du Vin, un tiers des œnologues sont des femmes et 65% des achats de vins en France sont effectués par des femmes. De même, ces dernières sont de plus en plus impliquées dans la production. C’est le cas de vigneronnes bourguignonnes, qui gèrent domaines et production, et qui donnent une valeur supplémentaire à leur vin. Passionnées par leur terroir, attentives aux bonnes pratiques, à la transmission de leur savoir, elles sont, c’est sûr, l’avenir de l’homme en général, et du vin en particulier…

Les femmes du vin en bourgogne :

 

 

Avec ses 250 kilomètres de vignobles, 200 millions de bouteilles produites chaque année, et 103 appellations dont 33 grands crus, la terre bourguignonne est une référence incontournable dans le monde du vin. Dans ce milieu souvent réservé aux hommes, les femmes jouent aujourd’hui un rôle important en terre bourguignonne. Certaines d’entre elles se sont rassemblées dans une association. Créée en 2000 par Anne Parent, l’association « FEMMES & VINS DE BOURGOGNE », représente aujourd’hui une trentaine de domaines bourguignons, et pas des moindres. La philosophie de “Femmes et Vins de Bourgogne” tient en quelques mots “féminines dans le monde du vin et non pas féministes”.

 

 

 

 

Cette association permet à ces femmes d’échanger sur des questions professionnelles, de partager conseils et idées, mais également de mutualiser les coûts pour des opérations à l’export notamment. Ces femmes ont créé un véritable réseau qui n’a rien à envier à ceux mis en place de longue par leurs collèges masculins. Elles mettent en avant leur production et leur savoir-faire qui sont un véritable atout pour la Bourgogne.

 

 

Exemple de réussite féminine dans le monde du vin :

Ludivine Griveau, nommée première régisseuse des Hospices de Beaune,  prestigieux domaine viticole bourguignon dont la production est historiquement vendue aux enchères pour financer son fonctionnement, sous le nom de vente des Hospices de Beaune.

Cette femme à la tête d’une institution connue dans le monde entier est l’exemple même de la mutation du monde du vin au profit de femmes motivées et dévouées qui font la fierté de cette profession et du monde viticole.