Un jour, un climat

Les climats, une mosaïque de terroirs

 

« En Bourgogne, quand on parle d’un climat, on ne lève pas les yeux au ciel, on les baisse sur la terre… », dit joliment Bernard Pivot. En effet, un « climat » désigne ici une parcelle de terre plantée de vignes depuis des siècles, une parcelle précisément délimitée par son sol et son histoire, avec son identité propre et même un nom, un nom qu’elle partage avec un vin, le vin qu’elle produit… Certes, un climat jouit d’un terroir spécifique, déterminé par son sol, son sous-sol, et son micro-climat justement, un micro-climat lié à son exposition au soleil, à son altitude, au degré de sa pente… Mais un climat en Bourgogne, c’est surtout une longue histoire, façonnée par la nature mais aussi par les hommes, les hommes qui ont courbé l’échine pour travailler sa terre, ceux qui ont œuvré sans cesse pour améliorer la qualité de ses vins, mais aussi ceux qui, de tous temps, les ont poussés à chercher l’excellence : tous ces amateurs et gourmets , consommateurs exigeants, habités du désir de déguster de grands vins !

Sur cette côte des vins, cette côte couverte de vignes, des climats, il en existe une multitude. Plus de 1400 ! C’est dire si les hommes les ont observés, auscultés, dorlotés pour en déterminer autant ! Ils sont parfois grands comme un mouchoir de poche : 84 ares pour le climat La Romanée (la taille d’un terrain de football !) qui livre pourtant un des Grands Crus les plus renommés. Ou encore 1hectare 8 pour la Romanée Conti, l’un des vins les plus chers au monde !

Tous ces climats composent une véritable mosaïque de parcelles, un tapis de vignes qui, en prenant leur chaude couleur dorée en automne, ont donné son nom au département de la Côte d’Or.

Tous ces climats composent en même temps une magnifique gamme de crus, une vraie symphonie œnologique ! Des crus où la notion d’origine tient donc une place prépondérante. Rien d’étonnant, alors, que tous ces vins soient des AOC, des Appellations d’Origine Contrôlée ! Rien d’étonnant non plus que la Bourgogne compte à elle seule 100 AOC sur les 400 qui existent au total dans la France entière ! Et quand on sait que, en revanche, la Bourgogne ne représente en volume que 3% de la production française, on comprend que chaque appellation est aujourd’hui un nectar recherché…

© Béatrice Bourely

 

Ladoix-Serrigny – Les Hautes Mourottes

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Les Hautes Mourottes : « Plutôt qu’un dérivé de « mur », il s’agit peut-être là encore d’un dérivé diminutif de la racine prélatine *MURR- qui désigne « le rocher saillant, le monticule » et secondairement…

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Santenay – Clos des Gastulards

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Santenay – Clos des Gastulards : « Ce lieu-dit en haut de versant sous la Montagne se désigne ironiquement comme peu productif : composé sur le modèle de « gâte-sauce », il signifie « gâte-grenier »….

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Pernand-Vergelesses – Sous le Bois de Noël et Belles Filles

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Sous le Bois de Noël et Belles Filles : « La prononciation locale a certainement faussé la graphie des relevés cadastraux. Le Bois de Noël est sans doute un « bois de noyers » : en…

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Morey-Saint-Denis – Clos de Tart

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Clos de Tart : « C’est probablement le vignoble le plus féministe qui soit, le Clos de Tart (Grand Cru), situé dans le vignoble de Morey-Saint-Denis en Côte-de-Nuit. Dès le début du VIe siècle, l’implantation du…

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Beaune – Clos des Mouches

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Clos des mouches : « situé en côte de Beaune, est l’un des seuls vignobles à ne pas avoir le nom de personnes. Il est appelé ainsi du fait de l’existence de ruches à proximité du…

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Fixin – Le Meix Bas

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Le Meix Bas : « Désignent quant à eux de petits clos villageois (cf. le provençal mas) que les historiens nomment manses (du latin mansus), à l’origine tenures serviles dépendant du domaine seigneurial. »

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Corton – Les Renardes

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Les Renardes : « Le féminin attaché au nom du possesseur Renard semble indiquer une ellipse de « terres » ou de « vignes ». C’est grâce au succès du Roman de Renart au Moyen Âge…

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